Le 15 août est-il obligatoirement chômé en France ? En 2026, l’Assomption tombe un samedi 15 août. Cette date est bien un jour férié légal, mais cela ne signifie pas que tous les salariés bénéficient automatiquement d’un jour de repos. Dans le secteur privé, le 15 août peut être travaillé selon la convention collective, un accord applicable dans l’entreprise ou la décision de l’employeur. La situation est différente pour le 1er mai, qui bénéficie d’un régime particulier. Voici les règles à connaître sur le travail, le salaire et les congés.

Le 15 août est-il un jour férié obligatoire ?
Oui, le 15 août est un jour férié légal en France. L’article L3133-1 du Code du travail cite expressément l’Assomption parmi les fêtes légales. En 2026, cette journée tombe un samedi. Mais il faut distinguer jour férié et jour chômé : le premier correspond à une date reconnue par la loi, tandis que le second signifie que le salarié ne travaille pas ce jour-là.
Dans le secteur privé, seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés, sauf exceptions liées aux activités qui ne peuvent pas être interrompues. Les autres jours fériés, dont le 15 août, peuvent être travaillés.
- 15 août 2026 : samedi et jour férié légal ;
- 15 août non obligatoirement chômé dans le secteur privé ;
- le 1er mai reste le seul jour férié obligatoirement chômé, sauf exception ;
- la convention collective peut prévoir un 15 août chômé ;
- un accord d’entreprise peut également fixer les règles applicables.
Cette distinction explique pourquoi deux salariés peuvent connaître une situation différente le 15 août. Un salarié d’un commerce ou d’un établissement ouvert les jours fériés peut être inscrit au planning, tandis qu’un autre salarié peut bénéficier d’une journée non travaillée si son entreprise a prévu cette fermeture.
Peut-on obliger un salarié à travailler le 15 août ?
Oui, le travail le 15 août est possible, notamment lorsque cette journée n’est pas prévue comme chômée par les règles applicables dans l’entreprise. Pour savoir si l’employeur peut demander la présence du salarié, il faut donc regarder en priorité la convention collective, les accords collectifs et l’organisation habituelle de l’entreprise.
Le salarié ne doit pas assimiler automatiquement le 15 août à un congé payé. Si la journée est normalement travaillée et figure au planning, une absence non autorisée peut être considérée comme injustifiée. À l’inverse, lorsque le 15 août est prévu comme jour chômé, aucune récupération des heures non travaillées n’est normalement imposée.
- Vérifier la convention collective applicable ;
- consulter l’accord d’entreprise ou d’établissement ;
- regarder le planning du 15 août communiqué par l’employeur ;
- vérifier si l’entreprise prévoit habituellement des jours fériés chômés ;
- ne pas confondre jour férié, jour chômé et congé payé.
En 2026, le fait que le 15 août tombe un samedi est également important. Si le samedi constitue déjà un jour habituellement non travaillé dans l’entreprise, le salarié ne bénéficie en principe d’aucun jour de congé supplémentaire du seul fait que le jour férié tombe ce jour-là. Une convention collective ou un accord plus favorable peut toutefois prévoir une autre règle.
Quel salaire et quelle majoration pour un travail le 15 août ?
Le travail le 15 août n’entraîne pas automatiquement un doublement du salaire. Cette règle est souvent confondue avec celle du 1er mai. Pour le 15 août, une majoration, une prime ou un repos compensateur peut être prévu par une convention collective, un accord collectif ou certaines dispositions applicables au salarié. Il faut donc vérifier le texte correspondant à son activité.
Lorsque le 15 août est chômé, le Code du travail prévoit également une protection de la rémunération pour les salariés remplissant la condition d’ancienneté prévue par la loi. Le chômage d’un jour férié ne peut ainsi entraîner de perte de salaire pour un salarié justifiant d’au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement, avec certaines exclusions prévues par le Code du travail.
- 15 août travaillé : pas de salaire doublé automatiquement par la loi ;
- une majoration pour jour férié peut être prévue par la convention collective ;
- une prime ou un repos compensateur peut également être prévu ;
- un 15 août chômé peut être rémunéré sous conditions ;
- les salariés à domicile, intermittents et temporaires font l’objet de règles particulières concernant le maintien de salaire.
Le contraste avec le 1er mai est donc essentiel. Lorsqu’un salarié travaille exceptionnellement le 1er mai dans une activité autorisée à fonctionner ce jour-là, la loi prévoit un doublement de la rémunération. Cette règle spécifique ne s’applique pas automatiquement au 15 août.
Les points importants à retenir
- Le 15 août 2026 tombe un samedi et correspond à l’Assomption.
- Le 15 août est un jour férié légal, mais pas obligatoirement chômé pour tous les salariés du privé.
- Travailler le 15 août est possible selon les règles applicables dans l’entreprise.
- Le salaire n’est pas automatiquement doublé.
- Une convention collective peut prévoir majoration, prime ou repos.
- Si le samedi est déjà non travaillé, aucun jour supplémentaire n’est automatiquement accordé.
Conseils pratiques et liens utiles
- Consultez votre convention collective avant de refuser de travailler le 15 août.
- Vérifiez votre planning et les règles internes de l’entreprise.
- Contrôlez votre bulletin de salaire si une majoration est prévue.
- En cas de désaccord, privilégiez une demande écrite auprès de l’employeur ou des RH.
- Pour vérifier la règle applicable, consultez les sources officielles ci-dessous.
Sources
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